Le Monde de Barney, Mordecai Richler
Je viens de terminer Le Monde de Barney, présenté par son éditeur comme « l’un des plus grands romans du Canada anglophone d’aujourd’hui ».
Barney Panofsky, juif canadien, a eu une vie mouvementée : trois mariages, trois enfants, une jeunesse de bohème à Paris, puis une affaire d’importation de fromage dans son pays natal avant de terminer producteur de séries télévisées. Accusé du meurtre de l’un de ses amis, Barney voit sa vie s’effondrer : ses proches le délaissent et sa vie devient chaotique entre l’alcool et les pertes de mémoire qui commencent à l’envahir.
Difficile de catégoriser ce livre. Présenté comme un roman par l’éditeur, il s’agit en réalité d’un texte autobiographique (Barney Panofsky a réellement existé !), commenté par l’un de ses fils et mit en mot par Mordecai Richler… Bien confus tout ça !
Ce livre est néanmoins d’une drôlerie rare, d’une construction aussi anticonformiste que son narrateur. Le personnage de Barney, qui s’exprime à la première personne, égare le lecteur dans ses élucubrations et ses souvenirs. De ses trois femmes, il écrit trois chapitres successifs, chacun relatant, de façon désorganisée, les réminiscences de sa vie à cette époque mêlée à celle de son présent. Il entraîne le lecteur à sa suite, dans les méandres de sa mémoire défaillante.
Teinté d’humour noir et de cynisme, Barney est néanmoins attachant. Sa vie est fantasque, à la limite de la vraisemblance. Il côtoie des personnalités aussi diverses qu’intéressantes. J’ai vraiment apprécié les notes de bas de page de son fils, qui complètent ce récit, qui sont souvent très critiques, et par là même comiques…
J’ai passé un bon moment de lecture et je me suis souvent esclaffée, comme lorsque Barney cherche le nom de l’ustensile pour égoutter les pâtes… Une fois retrouvé, l’égouttoir ponctuera le texte régulièrement, tel un moyen mnémotechnique…
Je tiens à remercier et pour ce livre reçu dans le cadre d’un partenariat.
Humour noir et cynisme, je note ! J’espère ne pas trop me perdre tout de même (il m’en faut peu parfois!)
DÉSOPILANT PEUT-ÊTRE…
… mais si ça se mélange tout dans le livre, ça risque fort de se mélanger dans ma tête ! (Déjà qu’il y a du mal de fait [attention])
À expérimenter, peut-être !!!
Biz, Louloute !
PS – C’est au collège A. Schweitzer que tu es nommée pour la prochaine rentrée ?
vivement que tu viennes à paris, on va se faire un échange livresque ^^
Vi comme je te l’avais déjà dit, il me tente bien! Et en plus c’est canadien! Ca me plaît!
Mais c’est qu’il a tout tout me plaire!
Ca a l’air bien loufoque tout ça !
@Pickwick : Ne t’inquiète pas, pas de risque de désorientation avec ce roman… @Tinusia : Sans problème, je te comprends !!!
@Anneso : Ça c’est sûr !!
@Evertkhorus : Ah ! Tant mieux !!!
@Clara : Génial ! J’espère ne pas te faire faire de faux espoirs…
@Manu : Ça l’est !! Mais bien mené, donc c’est vraiment sympa à lire…
tu as réussi à ne pas te perdre dans ses méandres! chapeau. moi je reste sur ma confusion!
@Esmerladae : C’est vrai que c’est un texte à la construction assez confuse mais j’ai trouvé que ça donnait du rocambolesque au récit…